At LeQsaR - Amar Ouali

At LeQsaR   -    Amar  Ouali

Tilioua (Camp de regroupement, camp militaire, centre de torture)

Niché à 994 mètres au pied de la colline, Tilouat est une bourgade flanqué d'un centre de torture du côté sud et d'un camp militaire du côté nord.

Elle est située à 04 km au sud du chef-lieu de la commune. Son  accès se fait directement par une bifurcation  du chemin montant cw 24. Et sa position dominante permet une vue imprenable sur tout le territoire de la commune. Elle compte actuellement un peu plus de 700 âmes.

Historique du centre de torture :

Au temps de la colonisation, le centre de torture de Tiliouat était à l'origine des maisons forestières édifiées en 1906 confiées sous l'autorité des forestiers Mico et Galabert dont ce dernier était brigadier, exerçant à cette époque-là chargé des forêts environnantes; et ce n'était qu'en 1957, moment où s'amplifiait la guerre de libération nationale, qu'elles furent transformées en cette entreprise funeste.

Galabert qui bien instruit par l'expérience de son métier connaissait parfaitement la langue des indigènes qu'il fût alors requis pour servir d'interprète et de bourreau. Ainsi s'installa en ces lieux durant toute la guerre de libération nationale le chancre de la tyrannie. Tout détenu dépendait sa destinée de l'interrogatoire musclé des brigadiers tortionnaires.

Peu à vrai dire en était sortis vivant. Un grand nombre de civils et de gens suspects ont subi d'affreuses tortures et d'atroces supplices (coups, brûlures, électricité, eau...) qui finirent généralement morts ou exécutés sommairement par balles.

Témoignages :

Selon Si El-Hadj Amar Mechat victime torturée encore vivante de nos jours, que durant les six mois de sa détention en 1957 à Tiliouat; plus de 75 personnes ont été torurées et exécutées, où lui même porte encore les sequelles de ses blessures occasionnées par une scie d'un maçon français, ainsi que Rezaoui Hadj Mohand torturé au moyen du savon, magnéto...

Les premières exécutions qui ont marqué à jamais la mémoire d'Ath Laksar, sont celles de : Nourine Bachir, Kherroubi Mohamed, Lamri Aissa, Khitouche Aissa, Rezig Amar, Ouali Rabah, Zergui Ali, et Meziani Ali tous exécutés.

La sauvagerie a atteint son summum avec l'exécution de Chafni Kaci dit Si Kaci Ouali, appréhendé chez lui à Tassafsaft qui fût attaché completement nu à une Jeep pour être trainé alors qu'un énorme chien-loup noir arrachait des lambeaux de chair, sous le regard impuissant des populations de Tassafsaft, Boumnazel et Zeriba.

Toujours selon le Moudjahid Mechat Amar, d'autres horribles actes ont eu lieu aussi au dehors du centre de torture. Après la bataille de Talamine, Manaa Ali a été tué à Tizi N'smail au même temps que Manaa Lakhdar , exécutés à la hache avant même qu'ils fussent internés. Si Amar Chafni, toujours en vie, porte les stigmates au coup accasionnés par la torture au moyen d'une scie. D'autres encore tel que Said Abaroudi a été exécuté au lieu dit Ivenguane, et Azizi Hamou ramené le soir du lieu de détention a été exécuté le lendemain par les militaires sur la route d' El-hammam Ksena.

En somme, peu de victimes torturées ont échapé à la mort, parmi elles sont encore vivantes Si Rabah Ouhamou , Kherroubi Rabah.

Enfin, le centre de torture flanqué du camp militaire sous le commandement des tortionnaires Capitaine Mario, Le lieutenant Chevin et Le garde forestier Kravli ont , pour renforcer la surveillance du camp exploité des détenus dénommés : Mechat Hamou, Mechat Salah, Mechat Dahmane, Mechat Youcef, Laidli Ali, Machani Amar et Kherroubi Rabah pour construire une guerrite dont la structure subsiste encore aujourd'hui. Ces détenus qui devraient normalement être exécutés, ont été finalement épargnés suite à l'instruction du Général De Gaule ayant stipulé de suspendre toute exécution.

Evénement majeur (la fuite des supplétifs) :

Le fait le plus marquant pour l'armée française a été le pillage du camp militaire commandé par le lieutenant Chevin.

En été 1961, un groupe de Moudjahidines eurent l'adace d'assister à une noce organisée la nuit par les autochtones du camp de regroupement gardé par des supplétifs indigènes. Ces derniers au contact de ce groupe de Moudjahidines établirent un plan d'évasion. Et ce fût la nuit suivante que les quatres supplétifs s'exécutèrent en prenant la fuite avec un lot d'armes qu'ils remirent aux mains des Moudjahidines qui étaient postés dans les environs du camp militaire.

Cet acte de bravoure a su profiter mos maquisards d'un butin de 13 armes d'assaut; Mat 49, Garats et F.M  masse 36.

Les auteurs de cet acte sont les nummés : Kherroubi Mohand Cherif, Kherroubi Saad, Rezig Amar et Rezig Mohand Arab.

 



19/01/2009
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