At LeQsaR - Amar Ouali

At LeQsaR   -    Amar  Ouali

At LeQsar

At LeQsar dans l'histoire 

 

                               D'après un ex journaliste du « Soir d'Algérie » ,dont j'ai oublié le nom,venu faire un reportage sur la commune d'Ath-Leqser au temps où j'étais élu à l'APC , l'histoire d'Ath Leqser , a-t-il dit,d'après les informations qu'il détenait de la lecture d'un livre dont l'auteur, a-t-il ajouté,se nomme « Mékidèche » a débuté entre 1500 et 1600 à Kherrata.

Il convient de vous informer que la rédaction du reportage en question a été reportée à une date ultérieure et qu'un rendez-vous a été pris pour lui permettre de me procurer le livre en question et de mieux nous préparer pour d'éventuels déplacements à travers la commune, mais hélas,le journaliste n'est jamais revenu suite à des problèmes internes au journal qui envisageait à cette époque-là la création d'un journal régional spécial Kabylie et qui a été par la suite annulé. Je me contenterai donc de commenter les propos échangés durant

Notre longue conversation.

Il y'avait, m'informa-t-il, à cette époque-là,dans ce lieu-dit, un notable kabyle qui avait une très belle fille très très demandée nommée « M'lawa ».En effet,un militaire de l'armée turque,présente en ce lieu,épris probablement d'elle,ne cessait de demander sa main. Le père attaché aux traditions du terroir et à tout ce qu'elles contiennent comme valeurs , raisons et motifs opposa un refus irréversible.

Linguistiquement parlant,le nom ou le mot

« M'lawa »ne nous laisse pas indifférents,il nous incite légitimement,et pourquoi pas,à y penser,à l'étudier,et à l'analyser sous toutes ses formes,et,de ce fait,nous ne pouvons pas ne pas nous permettre de nous poser la question suivante : « M'lawa »,est ce un nom,un mot,ou une structure syntaxique?

Il va sans dire que,comme nom,on n'en connaît personne qui le porte,comme mot,que désigne-t-il si ce n'est les deux collines  (Ouest 845m - Est  898 m) d'altitude dont on ne cessera jamais de nous  interroger sur l'origine du mot qui a motivé leur appellation.

 

Vu le contexte dans lequel se déroule l'histoire et les circonstances qui l'ont motivée, il apparaît au grand jour que celle-ci ressemble à tant d'autres qui,depuis la nuit des temps,ne cessaient de se répéter et de s'inscrire dans les lots quotidiens des tracasseries de la vie. Nous pouvons donc,malgré nous,nous pencher sur ce que peut nous révéler une analyse syntaxique du nom ou mot « M'lawa » et nous découvrons,à notre grande surprise,qu'on peut le diviser en trois unités linguistiques distinctes : «  m-ala-wa » ,ce qui veut dire : « celle--qui n'aime--que celui-là »,il va sans dire qu'une telle expression explique,à elle seule,parfaitement l'histoire.

Ne voulant absolument pas accorder la main de sa fille à un étranger turc,et,lassé,sans doute,par une situation électrique qui risque de déclencher un éventuel scandale lié à l'honneur d'autrefois qui,jusqu'à une époque récente,était en vigueur dans la société,le père déménage de Kherrata en compagnie de sa fille et de sa famille à une centaine de kilomètres plus loin,se construit un magnifique château et s'y installa. Il parait que c'est ce château-là qui donna le nom à la localité de Leqser actuel de la wilaya de Bédjaïa. Quelques temps plus tard,le militaire turc finit par retrouver les traces de sa dulcinée et se rendait,paraît-il,de temps en temps dans la région. Après la mort du père qui eut lieu en ce château-là, les oncles de M'lawa, au nombre de trois( Abdellah,Rached,Âameur,intervinrent et amènent  M'lawa à des centaines de kilomètres vers le Sud. En cours de route,l'un de ses oncles,probablement germain(2ème génération) formula auprès des deux autres le vœux de l'épouser car,n'étant pas un oncle direct de la fille,la chariâa,en vigueur à l'époque,lui permettrait,pensait-il,un tel mariage,mais,il buta,malheureusement,aux refus des deux autres et se disputèrent.

L'attention des fugitifs, après un long voyage,fut sûrement attirée par l'apparition de deux hautes collines jumelles,d'environ 900m d'altitude,visibles de loin.

 

C'est donc vers ces deux  colline qu'ils se dirigèrent et s'y installèrent puisque,de nos jours,on parle encore d'une certaine source et de certaines ruines(ikhervane)

A propos de ces deux collines qui portent aujourd'hui le nom de «M'lawa »,il convient de signaler,à leur propos,au passage,que certains français les ont citées,d'une manière ou d'une autre,dans leurs écrits et dont certains les nommèrent ironiquement « les seins de Brigitte »

Ainsi donc,ces fugitifs  ,pour s'identifier dans cette nouvelle contrée qu'ils viennent d'occuper,ont tenu à se faire appeler « Ath-leqser » pour signifier aux autres et à eux-mêmes qu'ils possédaient vraiment un « Quesr » ailleurs et qu'ils l'avaient abandonné pour des contraintes que nous venons de citer.Ceci peut s'expliquer par le fait que dans la wilaya de Bédjaïa où  le dit-quesr existe réellement,  la localité est dénommée « Leqser » tout court,mais dans la wilaya de Bouïra où il n'ya que des habitants sans quesr c'est dénommé :« Ath-Leqser » allusion faite au quesr qu'ils avaient abandonné ailleurs.

La commune d'Ath-Leqser débute donc de l'endroit où,jadis, M'lawa et ses oncles avaient posé les pieds pour la première fois en guise de frontière et s'étendait progressivement vers le Sud et quelques parts vers l'Est et l'Ouest pour former,de nos jours, 10 000hectares dont 6000de forêts domainiales,dont certains endroits sont à reboiser bien sûr.

Il convient d'attirer l'attention du lecteur que les oliviers de M'lawa  et plus partculièrement à « Boulervaâ » et « Mohand ou Debbakh » sont les plus anciens et sûrement les premiers à être

greffés,les spécialistes auront sûrement leur mot à dire quant à l'âge de ces oliviers.

 

 

Il convient de souligner qu'il y'a quelques années, Bouzid Ouari journaliste du matin du bureau de Bédjaïa et moi avons rédigé un article dans ce sens dans le journal « le matin »

Rubrique « Jours de Kabylie » dont je citerai les références une fois l'article retrouvé.

Il convient de signaler qu'un chemin menant d'Ahnif vers Laqser se nomme chemin du Turc « Avrid U Turki ».

Je ne terminerai pas sans rappeler que M'lawa   est devenue, on ne sait depuis quand, un lieu de recueillement sans date précise.

Des groupes de familles (4 à 5 familles) se formaient quand bon leur semble, s'y rendaient sur les lieux, immolaient un bouc ou deux, priaient M'lawa d'exaucer leurs voeux ou de guérir leurs malades ...

Puis, après un bon repas préparé au sommet de la colline Est, où se trouvent deux chambres aménagées à cet effet, les visiteurs rentrent chez eux heureux et satisfaits.

 

Ce texte   n'est ni une vérité absolue,ni une fin en soi, je le propose comme document de travail et de réflexions à d'éventuelles vérifications et recherches,aux futurs chercheurs,à ceux qui ont quelque chose à apporter,et,enfin,à tous ceux qui,de loin ou de près s'y intéressent,car j'estime que les apports de chacun de nous,mêmes minimes soient-ils,une fois réunis et connus,la comparaison,l'analyse,la recherche seraient faciles et contribueraient positivement à la découverte de la vérité ou du moins à une approche de celle-ci.   



27/04/2009
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